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Louer un scooter ou une voiture à Bali : ce que personne ne vous dit avant le contrôle de police

Le premier contrôle de police que j’ai vu à Canggu, c’était un mardi ordinaire à 9h du matin, exactement là où la route du bord de mer rétrécit près des rizières. Deux agents, deux touristes arrêtés au bord de leur scooter, une conversation qui s’étirait inconfortablement. Je n’ai pas ralenti : mon permis international était dans le sac, mon casque bien ajusté. Le couple sans les papiers requis a payé environ 250 000 IDR chacun — avant même que quiconque parle d’assurance.

Voilà la réalité : louer un scooter ou une voiture à Bali, c’est simple, bon marché et potentiellement coûteux si l’on saute deux étapes que la plupart des agences de location ne prennent pas la peine de mentionner. Le scooter, c’est le classique balinais — 60 000 IDR la journée, la liberté de s’arrêter partout, les rizières au ras du guidon. Mais les contrôles touristiques existent bel et bien, le trafic dans le sud de l’île est franchement chaotique, et votre assurance voyage s’évapore à l’instant où vous avez un accident sans permis valide.

Une voiture avec chauffeur, quant à elle, coûte moins qu’un seul taxi dans la plupart des grandes villes européennes et règle tous ces problèmes d’un coup.

Trouver une voiture ou un scooter à Bali

Le permis international : la règle qu’on ne peut pas ignorer

Commençons par là, car c’est l’essentiel de ce guide. La loi indonésienne exige de tout conducteur étranger qu’il soit porteur d’un permis de conduire international (IDP) en plus de son permis national pour manœuvrer tout véhicule motorisé — catégorie A pour les motos et scooters, catégorie B pour les voitures. Certains permis nationaux couvrent les deux catégories ; vérifiez avant de partir.

L’IDP doit être obtenu dans votre pays avant le voyage — il est impossible de l’obtenir en Indonésie. En France, il est délivré en préfecture ou sous-préfecture sur présentation du permis de conduire (gratuit, délai de quelques jours). En Belgique et en Suisse, les procédures sont similaires via les autorités compétentes.

Pourquoi est-ce si important ? Premièrement, l’amende lors d’un contrôle police tourne autour de 250 000 IDR — agaçant, mais gérable. Deuxièmement — et c’est là que ça devient sérieux — lisez les petits caractères de votre contrat d’assurance voyage. Presque toutes les polices contiennent une clause qui annule la couverture médicale si vous êtes impliqué dans un accident en conduisant sans le permis requis. Un accident de scooter à Bali sans IDP valide signifie : hôpital à vos frais dans un pays où les soins pour étrangers peuvent coûter très cher.

Le port du casque est obligatoire et contrôlé. Celui fourni par l’agence de location est souvent un modèle bas de gamme. Si vous comptez rouler régulièrement, achetez un casque convenable sur place — environ 150 000–250 000 IDR dans un magasin de moto.

Scooter, autolocation ou voiture avec chauffeur ?

ScooterVoiture (autolocation)Voiture avec chauffeur
Prix journalier60 000–120 000 IDR250 000–450 000 IDR500 000–700 000 IDR
IDP nécessaire ?Oui — catégorie AOui — catégorie BNon
StationnementFacile partoutDifficile à Kuta/SeminyakLe chauffeur s’en charge
Idéal pourConducteurs expérimentés, routes calmesAutomobilistes aguerrisFamilles, excursions, saison des pluies
Saison des pluiesExposé et mouilléConfortableConfortable
Avantages
  • Liberté totale de s'arrêter où et quand on veut
  • Tarif journalier le plus bas de l'île
  • Stationnement aisé même dans les ruelles de village
  • Une façon authentique de découvrir Bali
Inconvénients
  • Risque légal et assurantiel sans IDP valide
  • Trafic dense et rapide à Canggu, Kuta et Seminyak
  • Exposé à la pluie — la mousson balinaise ne plaisante pas
  • Déconseillé aux débutants en deux-roues

Location de scooter : tarifs et points à vérifier

Un scooter automatique courant de 110–125 cm³ — Honda Vario, Yamaha NMAX ou équivalent — coûte environ 60 000–80 000 IDR par jour chez un loueur local, soit 3–5 €. Les agences sérieuses avec des engins récents pratiquent 80 000–120 000 IDR ; les tarifs à la semaine descendent souvent à 350 000–500 000 IDR.

Avant de prendre le guidon : faites le tour de l’engin et photographiez chaque rayure et chaque bosse. Vérifiez le klaxon — à Bali, ce n’est pas un instrument de politesse mais un outil de navigation permanent. Pressez les deux freins, allumez les feux, contrôlez la pression des pneus si possible. Un scooter aux pneus dégonflés sur une route balinaise mouillée, c’est une mauvaise équation.

Où le scooter est-il judicieux ? Loin du sud surchargé. Si vous êtes basés à Ubud et souhaitez explorer les terrasses de riz, les routes de village et les warungs au bord de la route à votre rythme, le scooter est idéal. Idem pour les itinéraires plus calmes de Sidemen, la côte est ou le nord autour de Lovina. En revanche, dans les embouteillages de Canggu en fin d’après-midi, le calcul est tout autre.

Voiture avec chauffeur : le secret bien gardé de Bali

Voilà le secret bien gardé de l’île : une voiture avec un chauffeur anglophone pour toute la journée coûte environ 500 000–700 000 IDR — soit 28 à 40 € —, véhicule et carburant inclus, avec en prime la connaissance locale de chaque raccourci, de chaque parking et de chaque échoppe qui mérite une halte.

Aucun IDP requis. Aucun problème de stationnement. Aucune navigation à gérer. Le chauffeur attend pendant que vous visitez Tirta Empul, démêle le dédale de sens uniques du vieux quartier d’Ubud, connaît les plus beaux points de vue sur la route de Kintamani et vous ramène avant la nuit. Pour une famille, un couple avec des bagages, ou quiconque souhaite enchaîner les temples et les cascades en une journée, la voiture avec chauffeur est presque toujours la solution la plus efficace.

Pour en trouver un : demandez à votre hébergement — la plupart des guesthouses ont des contacts de confiance. Convenez de l’itinéraire, de l’heure de départ et du prix par WhatsApp la veille.

Autolocation : agences internationales contre loueurs locaux

Conduire soi-même à Bali est tout à fait envisageable si vous avez un IDP catégorie B et une réelle expérience de la conduite en Asie du Sud-Est. Une agence internationale à l’aéroport propose des véhicules récents, des contrats transparents et une couverture d’assurance plus lisible. Comptez environ 250 000–450 000 IDR par jour pour une petite voiture automatique (environ 15–28 €), avec caution par carte de crédit.

Les loueurs locaux sont moins chers — parfois 150 000–200 000 IDR par jour — mais les contrats sont souvent flous sur l’assurance et la franchise. Si vous optez pour un loueur local, lisez le contrat attentivement, photographiez le véhicule lors de la prise en charge et vérifiez précisément à quoi vous vous exposez en cas de dommage.

Note pratique : Kuta, Legian et Seminyak figurent parmi les zones de circulation les plus chaotiques d’Asie du Sud-Est aux heures de pointe. Manœuvrer une voiture y est plus difficile qu’un scooter, car vous ne pouvez pas vous faufiler. Si vous visez Ubud, Uluwatu ou les temples de la côte nord, la voiture est plus adaptée que de rester coincé dans le sud. Si tout votre séjour se passe dans le couloir Seminyak–Canggu, Grab ou Gojek vous coûtera moins cher et vous ferez plus vite.

Grab et Gojek : l’option que beaucoup sous-estiment

Les deux applications couvrent toute l’île avec des tarifs fixes, affichés dès la réservation. Une course Grab de Seminyak à Ubud revient à environ 150 000–200 000 IDR (9–12 €). Les ojeks (motos-taxis) Gojek coûtent entre 15 000 et 30 000 IDR pour les courts trajets. Si vous avez un point d’attache fixe et ne faites que des excursions à la journée, il est tout à fait possible de se passer de location.

Un bémol : aux abords de l’aéroport Ngurah Rai et dans certaines zones de villégiature, les applications sont limitées pour les prises en charge à l’entrée principale. Vérifiez le point de prise en charge dans l’appli avant de confirmer — les chauffeurs se retrouvent généralement en un point désigné à quelques minutes à pied de la sortie principale.

Pour la suite du voyage

Avant de réserver votre transport, assurez-vous d’avoir vos billets d’avion. Consultez nos conseils sur les vols pas chers Sydney–Bali pour optimiser votre réservation. Pour l’hébergement, notre guide des meilleurs hôtels pas chers à Bali vous donnera toutes les clés. Pour explorer d’autres destinations, rendez-vous dans notre rubrique destinations .

Foire aux questions

Faut-il un permis international pour louer un scooter ou une voiture à Bali ?

Oui. La loi indonésienne exige un permis de conduire international (IDP) de la catégorie correspondante — catégorie A pour les deux-roues, catégorie B pour les voitures — en plus du permis national. La police effectue régulièrement des contrôles à Canggu, Kuta et Seminyak. Sans IDP, l’amende est immédiate et, surtout, votre assurance voyage est presque certainement nulle en cas d’accident.

Combien coûte la location d’un scooter à Bali ?

Un scooter automatique de 110–125 cm³ coûte environ 60 000–80 000 IDR par jour (environ 3–5 €) dans un loueur local, ou 80 000–120 000 IDR dans une agence plus sérieuse avec des engins récents. Les tarifs à la semaine descendent à 350 000–500 000 IDR. Photographiez toujours les rayures existantes avant de partir.

Combien coûte une voiture avec chauffeur à Bali ?

Une journée complète avec un chauffeur anglophone tourne autour de 500 000–700 000 IDR (environ 28–40 €), véhicule et carburant inclus. Aucun permis international requis, pas de stress pour le stationnement, et un guide local à bord — c’est l’option la plus sereine pour visiter Ubud, Uluwatu ou les temples de la côte nord en une journée.

Est-il dangereux de louer un scooter à Bali ?

Tout dépend de votre expérience. Les corridors touristiques comme Canggu, Kuta et Seminyak affichent un trafic dense et imprévisible — à éviter si vous n’avez jamais roulé à moto. Sur les routes plus calmes d’Ubud, de Sidemen ou de la côte nord, un conducteur expérimenté muni d’un IDP valide s’en sort très bien. Le casque est obligatoire ; les frais hospitaliers après un accident sont très élevés sans couverture adéquate.

Quelle est la différence entre conduire soi-même et prendre une voiture avec chauffeur à Bali ?

Une voiture avec chauffeur, c’est un professionnel local qui gère le trafic, le stationnement et la navigation pendant que vous profitez du paysage. Le surcoût par rapport à l’autolocation est minime, le permis international devient inutile et vous bénéficiez d’une vraie connaissance du terrain. Conduire soi-même offre plus de liberté pour les détours spontanés, mais exige un IDP valide et l’aisance dans la circulation à gauche.

Peut-on utiliser Gojek ou Grab plutôt que louer un véhicule à Bali ?

Absolument. Gojek et Grab couvrent toute l’île avec des prix fixes et affichés dans l’application. C’est le meilleur choix pour les courts trajets, les transferts aéroport et les soirées sans prise de tête. Téléchargez les deux applis avant d’arriver — les tarifs sont bas et les chauffeurs connaissent tous les raccourcis. Pour une journée d’excursion, la voiture ou le scooter reste souvent plus souple et moins cher.

Partir bien préparé sur les routes de Bali

Le couple au contrôle de Canggu est reparti vingt minutes plus tard — 500 000 IDR plus léger entre eux deux et visiblement ébranlé. Le reste de leur séjour à Bali était certainement magnifique. Mais cette amende, et le vide assurantiel qu’ils ignoraient peut-être, étaient parfaitement évitables.

Obtenez l’IDP avant de prendre l’avion, choisissez l’option de transport adaptée à votre niveau et à votre itinéraire, et sortez l’appareil photo avant de prendre les clés. C’est tout ce qu’il faut. Les routes de Bali entre les terrasses de riz au petit matin, ou le long de la côte est quasi déserte, valent amplement la préparation.

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